Une légende qu'un marchand ne croit pas raconter à un enfant qu'il ne pense plus être — jusqu'à ce que sa propre histoire le rattrape.
Deux récits en un seul, séparés par des siècles : celui, mythique, du roi-dieu du désert martien ; et celui, intime, d'un marchand bien connu du Tenno — Baro Ki'Teer — qui a grandi bien plus tard dans une colonie vénérant encore cette légende, et qui découvre que l'histoire qu'on lui racontait enfant est en réalité liée à son propre traumatisme.
Une légende pour endormir un enfant
Un marchand sceptique
Baro Ki'Teer envoie le Tenno excaver un tombeau sur Mars, intéressé avant tout par la valeur marchande des reliques d'une colonie exterminée jadis par les Grineer. Face au temple sculpté à flanc de montagne, il se moque ouvertement des légendes du « Roi-Dieu » nommé Inaros.
Une voix qui dérange
En s'enfonçant dans le temple, une voix féminine désincarnée commence à raconter une histoire à un enfant — les « Hommes du Ciel Dorés » qui enlevaient les habitants, jusqu'à l'arrivée d'Inaros. Cette voix trouble visiblement Baro, qui semble l'entendre lui aussi et demande au Tenno de la faire taire.
Le guerrier qui a dit non
Un soldat des Hommes du Ciel
Inaros était autrefois un guerrier au service des Hommes du Ciel Dorés — jusqu'à ne plus pouvoir tolérer les enlèvements qu'ils perpétraient, le dernier en date étant celui d'un enfant.
Une rébellion, puis une ascension
Inaros tue les ravisseurs de l'enfant et le ramène à sa colonie. En récompense de cet acte, il « s'élève » pour devenir le roi protecteur du peuple qu'il vient de sauver.
La tempête de sable
Des années de paix
Après cet épisode, la colonie connaît des années de paix sous la protection d'Inaros.
L'Infestation, malgré les prières
Puis l'Infestation s'abat sur la colonie, la décimant presque entièrement en dépit des prières adressées à leur roi protecteur.
Un sacrifice ultime
Inaros sauve une dernière fois ses fidèles grâce à une tempête de sable dévastatrice qui anéantit l'Infestation — mais au prix de sa propre destruction. Les survivants dissimulent les restes de son corps dans quatre urnes sacrées, à l'abri des voleurs et pillards.
L'enfant dans l'histoire
Une histoire qui devient personnelle
À mesure que le récit avance et que les Grineer convergent vers le temple, Baro devient de plus en plus nerveux, presque effrayé — bien loin de son scepticisme moqueur du début.
La révélation
L'enfant à qui l'histoire est racontée n'est autre que Baro lui-même. La voix est celle de sa mère défunte, qui lui narrait cette légende bien avant que sa propre vie ne bascule — un conte transmis de génération en génération dans sa colonie, des siècles après les faits, pas un souvenir vécu. Baro n'a jamais connu l'époque d'Inaros ; il a grandi dans une communauté qui vénérait encore sa légende comme une figure protectrice ancestrale.
La prière qui n'a pas suffi
Cachée par sa mère
La dernière partie du récit révèle que la mère de Baro l'a caché, lui demandant de prier Inaros, tandis que les Grineer massacraient le reste de la colonie — elle y comprise. Cette attaque n'a rien à voir avec l'Infestation qui a coûté la vie à Inaros bien des siècles plus tôt : c'est une toute autre menace, survenue dans une tout autre époque, celle de l'enfance de Baro.
Le Roi-Dieu n'est pas venu à temps
Malgré ses prières d'enfant, le Roi-Dieu n'est jamais arrivé à temps pour sauver sa colonie — un acte de foi envers une légende ancestrale plutôt qu'une attente réaliste de voir Inaros intervenir en personne. Baro grandit avec ce traumatisme, qu'il avait fini par enfouir sous des années d'affaires et de marchandage.
Un deuil enfin affronté
Une véritable raison, cachée derrière le profit
Ce que Baro présentait comme une simple chasse au trésor n'était en réalité qu'un prétexte pour affronter, sans se l'avouer, le souvenir qu'il avait tenté d'oublier toute sa vie.
Inaros s'élèvera de nouveau
Une fois les composants d'Inaros rassemblés grâce à l'aide du Tenno, Baro remercie sincèrement son allié et affirme, apaisé, que le Roi-Dieu se relèvera une fois de plus.
Ce qu'on ne sait toujours pas
L'identité exacte des « Hommes du Ciel Dorés » — vraisemblablement des Orokin — n'est jamais confirmée noir sur blanc dans le récit lui-même.
Ce qu'il reste d'Inaros après son sacrifice contre l'Infestation, et comment son corps a pu être reconstitué des siècles plus tard à partir de simples reliques, n'est jamais expliqué.
Le sort exact de Baro entre la destruction de sa colonie et sa vie actuelle de marchand du Void reste largement passé sous silence.