Un geôlier chargé de contenir le prisonnier le plus redouté de l'Empire — et un seul murmure qui a suffi à faire basculer le gardien du côté de son captif.
Une histoire du Leverian, un unique survivant : ce récit repose entièrement sur le témoignage d'un seul homme — un laveur de sol nommé Bekran Zaft, seul rescapé du massacre qui a suivi cette nuit-là.
Un art interdit
Pas une superstition, une science taboue
La transmutation n'est pas, pour les Orokin, une vieille pratique superstitieuse consistant à chauffer des substances nauséabondes en espérant produire de l'or. C'est une science sombre et redoutablement puissante — une discipline formellement interdite. Pour un peuple aussi peu regardant sur la morale que l'était l'Orokin, quels tabous profonds cet art a-t-il donc bien pu violer ?
Le prisonnier que personne n'osait tuer
Javi, le Serpent Rampant
Aucun transmuteur n'était plus redouté que Javi — surnommé le Serpent Rampant, l'Abhorré, le Parleur d'Immondices. Les Orokin le craignaient à un point tel qu'ils murmuraient qu'il pourrait survivre à la Lumière de Jade elle-même, tout comme un serpent tranché repousserait une nouvelle tête.
L'emprisonnement plutôt que l'exécution
Trop dangereux pour risquer une exécution qui pourrait échouer, Javi est emprisonné à la place — dans l'espoir de contenir son mal, à défaut de pouvoir l'éteindre.
Dabaoth-Kra
Une prison sur un pic vénusien
Javi est enfermé dans la prison de Dabaoth-Kra, bâtie au sommet d'un pic montagneux de Vénus — un site aujourd'hui totalement rayé de la carte, la montagne elle-même ayant depuis longtemps été anéantie.
Un geôlier à la carrure de brute
Pour surveiller un prisonnier d'une telle réputation, l'Empire assigne un geôlier taillé pour la tâche : une Warframe brutale du nom de Lavos.
Un murmure, une trahison silencieuse
Face à face, arme tremblante
Lavos se retrouve un jour face à l'Alchimiste orokin emprisonné, son fusil Cedo tremblant entre ses mains. Javi murmure alors quelque chose — dont le contenu exact ne sera jamais connu.
Une révérence inattendue
En réponse à ce murmure, Lavos abaisse son arme et s'incline devant son prisonnier, avant d'activer son pouvoir : il liquéfie la chair de Javi, la réduisant à une pulpe informe.
La transmutation, pas l'exécution
Une célébration prématurée
Les autres geôliers présents acclament d'abord ce geste, croyant assister à une exécution méritée.
L'horreur de la vérité
Ils réalisent bientôt, horrifiés, que Lavos n'a pas exécuté Javi — il l'a transmuté. Javi renaît sous la forme d'un serpent enroulé autour du bras gauche de Lavos, tandis qu'un second serpent émerge de sa propre chair, symbole de ce changement irréversible.
Le massacre des geôliers
Le nouvel élève de l'alchimie
Lavos, désormais initié à l'art interdit de son ancien prisonnier, se retourne contre ses compagnons geôliers et les massacre à coups de Ruée Fiolée.
Un seul témoin
Pas un seul geôlier ne survit à la chute de Dabaoth-Kra — à l'exception d'un modeste laveur de sol nommé Bekran Zaft, seul rescapé assez chanceux pour pouvoir raconter cette histoire.
Ce qu'on ne sait toujours pas
Ce que Javi a réellement murmuré à Lavos avant sa transmutation n'est jamais révélé — un mot, une promesse, une menace ? Le récit laisse le mystère entier.
Le crime exact de Javi, celui qui l'a rendu si redouté que même son exécution semblait risquée, n'est jamais précisé.
Ce qu'il reste réellement de la conscience de Javi à l'intérieur du serpent qui orne aujourd'hui le bras de Lavos — simple trophée, ou fragment de conscience toujours actif — n'est jamais tranché.