Des enfants armés parce que c'était moins cher qu'une sentinelle mécanique — et une légende de feu qui s'est peut-être bien matérialisée pour les sauver.
Un mythe qui précède sa propre preuve : les récits d'un guerrier de feu nommé Nezha circulaient bien avant la Chute de l'Orokin. Ce n'est que dans les champs dévastés de Reshantur que ce mythe rencontre, pour la première fois, une preuve tangible de sa réalité.
Une légende antérieure à la Chute
Un mythe déjà ancien
Les récits d'un être nommé Nezha précèdent la chute de l'Empire orokin. Ils décrivent un guerrier véloce, laissant des traînées de feu dans son sillage, capable de faire surgir des lances barbelées à même la terre.
L'aggravation d'après-guerre
Aussi corrompus qu'aient été les excès décadents de l'Empire orokin, les conséquences de sa chute se sont avérées, par bien des aspects, pires encore.
L'anarchie de Reshantur
Des terres qui changent de mains dans le sang
Sans Dax pour maintenir la paix, ni Parvos Granum pour tenir les rangs du Conseil Corpus, les prises de terres brutales deviennent monnaie courante. Les fertiles champs de Reshantur changent de mains à de nombreuses reprises, chaque « rachat hostile » transformant les ouvriers tués en engrais pour la récolte suivante — entretenue par les survivants.
Un poignard trouvé, aussitôt rendu
Un pauvre fermier de Reshantur déterre un jour un poignard aux reflets de flamme, en suivant ses bêtes de trait à travers des champs qu'il ne possédera jamais. Plutôt que de le garder, il le remet aussitôt à son contremaître, en échange d'un demi-bol de riz.
Les Enfants de Reshantur
Moins chers qu'une sentinelle
Les MOA et autres dispositifs de défense étant jugés trop coûteux pour protéger les terres, les enfants du domaine choisissent — ou sont poussés — à assurer eux-mêmes cette défense. Une logique commerciale implacable : les enfants coûtaient moins cher, et il y en avait en abondance.
Un patron adopté par croyance
S'inspirant des récits de courage attribués à Nezha, ces enfants l'adoptent comme protecteur, s'entraînant dans les ruines d'un temple abandonné, façonnant armes et uniformes improvisés à partir de matériel agricole recyclé — jusqu'à des capes taillées dans des sacs d'engrais.
Un serment sans peur
Ils jurent de défendre les champs jusqu'à la dernière goutte de leur sang, fermement convaincus que Nezha ne bénirait de la victoire que ceux qui combattraient sans peur — et abandonnerait les autres. Une croyance dont l'origine exacte reste trouble, sinon soigneusement entretenue par quelqu'un.
Le massacre
Une charge sans hésitation
Face à un ennemi bien supérieur en nombre et en équipement, les enfants chargent sans la moindre peur. Le Corpus n'a alors qu'à viser tranquillement. Pas un seul cœur d'enfant ne vacille.
Puis, la flamme
Et alors : le feu.
Un seul survivant, un récit stupéfiant
Découvert au milieu des cadavres
La géomètre corpus Jena Xasparin découvre un unique enfant survivant, au beau milieu d'un champ de restes calcinés — mais ces restes appartiennent tous à des troupes corpus, certains démembrés, empalés, tous carbonisés.
« C'est Nezha qui a fait ça »
L'enfant explique calmement : Nezha est descendu du ciel et a déchiqueté l'ennemi à coups de roues de flammes. Quand un enfant tombait, il le relevait aussitôt.
Le scepticisme de Xasparin
Pour Xasparin, le garçon n'est qu'un enfant traumatisé ; elle attribue plus probablement le massacre à une mutinerie interne aux rangs corpus.
La preuve dans les ossements
Aucun enfant parmi les morts
Bien plus tard, le site de Reshantur est excavé. Sur des milliers d'ossements noircis identifiés génétiquement, absolument tous appartiennent à des adultes — aucun enfant.
Mythe ou réalité
Une question sans réponse définitive
Drusus lui-même s'interroge : ce Warframe s'est-il modelé sur ces récits mythiques pour en endosser le rôle, ou les mythes ne sont-ils que la traînée lumineuse laissée dans son sillage, après des apparitions bien réelles ? L'Histoire, conclut-il, restera toujours affaire de suppositions éclairées — et parfois, de foi.
Une inquiétude persistante
Il se demande lui-même si une strate plus profonde du site ne révélerait pas un jour les restes des enfants disparus de Reshantur — de tristes amas d'ossements, jamais vraiment sauvés.
Ce qu'on ne sait toujours pas
Qui a délibérément instillé chez les enfants la croyance que la peur ferait fuir Nezha reste non identifié — Drusus soupçonne une manipulation calculée, sans jamais nommer de coupable.
Drusus lui-même hésite sur la nature exacte de Nezha : le Warframe s'est-il inspiré du mythe pour en endosser le rôle, ou le mythe n'est-il que la trace laissée dans son sillage après des apparitions bien réelles ? La question reste ouverte.
Malgré la découverte que tous les ossements retrouvés appartenaient à des adultes, Drusus se demande lui-même si une strate plus profonde du site pourrait un jour révéler les restes des enfants disparus, jamais vraiment sauvés.