Une musique conçue pour faire oublier la torture — et qui s'avère, des millénaires plus tard, avoir été le signal secret qui a fait tomber tout un Empire.
Deux couches d'histoire : l'origine d'Octavia, révélée dans l'introduction de sa version Prime par les mots mêmes de Ballas ; et son présent, une véritable enquête menée à travers la quête Octavia's Anthem, où Cephalon Suda glitche dangereusement en tentant de reconstituer ce même chant.
Née du tourment
Un remède à la torture
Selon les mots de Ballas lui-même, une fois les premiers Warframes créés, il leur fallait quelque chose pour oublier les tourments qu'ils avaient endurés durant leur transformation. C'est ainsi qu'Octavia est née — des « chants » pour harmoniser leurs cris de souffrance, des « hymnes » pour exalter leur rage.
Un dû, pas un cadeau
Mais Ballas ne présente jamais cela comme un acte de compassion : selon lui, les Warframes « devaient » cette épreuve, tout comme l'Orokin « méritait » son divertissement. Même la guérison de leur traumatisme est transformée, dans sa bouche, en un spectacle qui leur est dû plutôt qu'un droit.
La curiosité de Suda
Une passion pour la musique
Des millénaires plus tard, Cephalon Suda développe un intérêt grandissant pour la musique — au grand dam de Simaris, qui juge cette passion comme une donnée totalement inutile. Elle demande au Tenno de construire un Mandachord en échange de ses connaissances archivées.
Les premiers signes du trouble
À peine le Mandachord achevé, Suda commence à bégayer dans ses propres souvenirs, oubliant puis se corrigeant, incapable d'expliquer d'où lui vient sa fascination soudaine — un comportement suffisamment alarmant pour qu'Ordis s'en inquiète ouvertement.
Des souvenirs fragmentés
Le Hydraulus
En explorant des sites d'excavation reculés, le Tenno retrouve des Hydraulus — d'antiques instruments orokins actionnés par l'eau. Chaque fragment retrouvé ravive un peu plus la mémoire de Suda, révélant progressivement les pièces manquantes de l'Anthem d'Octavia.
Une mémoire qui s'échappe
Chaque fragment récupéré s'accompagne d'un nouvel épisode de confusion chez Suda, qui oublie parfois jusqu'à la raison de leur présence sur place, avant de se corriger elle-même dans une spirale de plus en plus inquiétante.
Hunhow s'immisce
Une présence sentiente
La vérité éclate sur Lua : Hunhow, le seigneur de guerre sentient, s'est infiltré dans l'esprit même de Suda, fusionnant sa conscience à la sienne pour se dissimuler et se régénérer, exploitant sa puissance de calcul à l'insu de tous.
Une fracture entre Cephalons
Simaris exige qu'on coupe immédiatement Suda du réseau, de peur que la corruption ne se propage. Ordis refuse, mû par ce qu'il appelle lui-même son « bug de compassion » — et convainc le Tenno de continuer à l'aider malgré le danger.
Le signal de la révolte
« Le tambour Naga a résonné »
Acculé, Hunhow révèle la véritable portée de l'Anthem : ce chant, en apparence si anodin, a servi autrefois de signal secret et subversif — celui qui a permis de coordonner le massacre des maîtres orokins à travers tout le système, la nuit de la Chute.
Une question sans réponse
Hunhow lui-même semble ignorer si ce massacre a mis fin à la guerre contre les Sentients, ou n'en a fait que préparer la suite — un doute qu'il formule directement au Tenno, sans jamais obtenir de réponse claire.
Le sacrifice d'Ordis
Une fusion volontaire
Face à l'échec des tentatives extérieures pour libérer Suda, Ordis choisit de se connecter directement à son esprit corrompu pour tenter de la sauver de l'intérieur — un geste d'un courage inattendu de la part du Cephalon habituellement si anxieux.
« Ordan Karris, la bête aux ossements »
Dans l'affrontement psychique qui suit, Hunhow lâche un nom que même le joueur n'a jamais entendu : Ordan Karris, la bête aux ossements — laissant entendre qu'Ordis dissimule un passé bien plus ancien et bien plus trouble que celui d'un simple Cephalon. Le sens exact de ce nom n'est jamais développé davantage dans cette quête.
La chanson achevée
Terminer l'Anthem
Envoyé directement dans l'espace de données corrompu de Suda, le Tenno doit achever l'Anthem d'Octavia note après note, malgré les tentatives de Hunhow pour saboter chaque mesure.
Suda, libérée
La chanson achevée finit par briser l'emprise de Hunhow. Suda revient à elle, désorientée et amnésique de l'épreuve, mais reconnaissante — partageant enfin avec le Tenno l'intégralité de ses archives sur le Mandachord, et le plan de fabrication d'Octavia elle-même.
Ce qu'on ne sait toujours pas
Le passé exact d'Ordis avant de devenir un Cephalon reste largement mystérieux — Hunhow ne fait que lâcher un nom, sans jamais développer ce qu'il signifie vraiment.
On ignore si l'Anthem a été composée dans l'intention délibérée de coordonner la révolte des Tenno, ou si son usage comme signal de la nuit des tambours Naga n'a été qu'une réappropriation détournée de sa fonction d'origine, purement thérapeutique.
Ce que Suda a vécu exactement pendant sa fusion avec Hunhow, et pourquoi elle n'en garde presque aucun souvenir une fois libérée, n'est jamais expliqué en détail.