Un poison créé pour combattre le poison — et un deuil que Ballas n'a jamais su exprimer autrement qu'en fabriquant, encore et encore, de nouvelles armes à l'image de la femme qu'il a perdue.
Un discours plutôt qu'un récit : contrairement à d'autres fiches de cette collection, l'origine de Saryn ne vient pas d'une quête ou d'un Leverian, mais d'un unique monologue de Ballas, prononcé dans l'introduction de sa version Prime — une adresse directe à Margulis, déjà morte depuis longtemps à ce moment-là.
Une terre malade
Le souvenir d'un Eden perdu
Margulis, du vivant de Ballas, rêvait de la Terre ancienne — un monde baigné d'or et de bleu, aujourd'hui recouvert par l'Infestation et ses ruines.
Une adresse à une morte
S'exprimant directement à Margulis alors qu'elle n'est plus, Ballas décrit sa création comme un champ de fleurs né de ses propres cendres hivernales — conçue, dit-il, dans un but on ne peut plus mortel.
Combattre le poison par le poison
Une idée venue comme un proverbe
Ballas explique que l'idée lui est venue avec l'évidence d'un vieux dicton : combattre le poison par le poison. Guérir cette horde malade — l'Infestation qui ronge la Terre — grâce au plus grand des fléaux jamais conçus.
Un nom, une naissance
C'est ainsi qu'il la baptise : Saryn — une arme façonnée en hommage détourné à l'amour perdu de Ballas pour la nature terrestre que chérissait Margulis, et pour la Terre elle-même qu'il prétend vouloir reconquérir en son nom.
Un deuil qui se répète
Pas un cas isolé
Saryn n'est pas la seule création que Ballas rattache, dans ses discours, au souvenir de Margulis. Khora et sa fidèle Venari sont présentées ailleurs comme un autre hommage détourné à la même femme perdue ; Wisp, elle, naît d'un rêve de « nouvelle Terre » que Ballas dit avoir façonné de ses propres mains.
Une obsession plutôt qu'un hommage
Ce triple rapprochement dessine le portrait d'un homme incapable de faire son deuil autrement qu'en fabriquant, encore et encore, de nouvelles Warframes à l'image de ce qu'il a perdu — brouillant sans cesse la frontière entre hommage sincère et obsession malsaine.
Ce qu'on ne sait toujours pas
Qui était réellement la personne transformée en Saryn — son nom, son histoire personnelle, ce qu'elle pensait de son propre rôle — n'est jamais abordé. Le monologue de Ballas s'intéresse exclusivement à ses propres motivations, jamais aux siennes.
Le moment exact où cette création s'inscrit dans la chronologie de l'Ancienne Guerre, par rapport à la mort de Margulis elle-même, reste imprécis.
Si Saryn elle-même a conscience du rôle symbolique qu'elle joue dans le deuil de Ballas, ou si elle l'ignore totalement, n'est jamais suggéré.